Alzheimer - Psychologue spécialiste de la maladie - Soutien psy pour les malades d'Alzheimer, les familles et les soignants - Formations - Ateliers

Chat-room directe
Pour tout renseignement
ou pour laissez un message
Cliquez sur le spot clignotant...

Le site du soutien psychologique pour les personnes atteintes
de la maladie d'Alzheimer, de leurs familles et du personnel aidant

Myriam Chomat - Psychologue - Membre du réseau ecoute-psy.com
 
 

Les rubriques
 
- Aider les soignants
- Soutenir les familles
- Prendre soin d'eux
- Séminaires
- Lieux de parole
- Recherche et espoirs
 
Prendre rendez vous
 
Pour me contacter
Msn, Skype & Yahoo
 
Témoignages - Lire
 
Mes formations - CV
Le mémoire de l'auteur
Ils en parlent
Poésie - Chansons
Sites sur Alzheimer
 
Sons thérapeutiques de
la mer et de la nature: baleines et dauphins,
bols tibétains, oiseaux...
Favorisent le contact avec nos émotions en thérapie
et le lâcher prise
Le monde des sons et des images thérapeutiques. Des clips merveilleux pour de tous petits prix
 
Restons en contact
 
- Ecrire un témoignage
- Webmaster
- Echanges de liens
 
Prendre soin et communiquer
avec un malade d'Azheimer
 
 


Description de la maladie : aspects psychologiques

Le malade d'Alzheimer est victime d'un véritable désapprentissage de la vie: tout se passe comme s'il détricotait tout ce qu'il avait appris depuis l'enfance.
Cette réalité vaut pour le quotidien, l'hygiène de vie et la façon d'entrer en relation avec son entourage, comment créer des liens.

Concrètement, le comportement change au fur et à mesure: on remarque une accentuation de l'agressivité ainsi qu'une difficulté à communiquer ses besoins physique et affectifs.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Vie affective et besoin d'amour

Le malade d'Alzheimer a essentiellement besoin d'être rassuré.

Si la mémoire de la langue est précocement atteinte, la mémoire de la communication non verbale, probablement plus archaïque, reste presque toujours intacte.

Si le malade comprend mal vos mots, il reconnaît très bien vos gestes d'affection, d'irritation,
de rejet et les interprète correctement. Il entend parfaitement le langage de votre corps. Il vous faut donc parler avec votre corps, accompagner vos mots de gestes simples, exprimer votre affection avec votre sourire,
et surtout toucher le patient.

N’hésitez jamais à prendre ses mains dans les vôtres, à jouer avec ses mains, à caresser ou à masser ses bras, à l’embrasser, à le câliner. Ces gestes d’affection sont compris pour ce qu’ils sont.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Bien communiquer

==> Pour lui parler

Placez-vous face au malade. Soyez assis (e) s’il l’est aussi : il ne doit pas avoir à lever les yeux pour vous regarder. Le patient doit voir vos lèvres bouger. Prenez le temps de capter son attention, évitez les perturbations extérieures. Une seule personne à la fois bouge et parle auprès du malade.

Regardez-le droit dans les yeux, ne le quittez pas des yeux : vous transmettez beaucoup d’informations par le regard, et le malade peut les reconnaître.

Présentez-vous toujours, même si vous êtes quelqu’un de très proche du patient : « Je suis Marie, ta fille ». Rappelez les repères familiaux simples : "Charles est mon mari, et tu te souviens que j’ai deux enfants, Lucie et Paul, mais ils ne sont pas là aujourd’hui". N’hésitez pas à nommer souvent le patient par son nom.


Parlez doucement, utilisez des phrases courtes. Répétez plusieurs fois les informations importantes. Une seule information à la fois. Chaque fois que cela est possible, montrez ce dont vous parlez. Pour parler des gens, montrez des photos (si possible une photo de visage, une seule personne sur la photo).

Lorsque vous posez une question, la réponse ne doit pas être à choix multiple : "Que veux-tu manger" est une question trop vaste. "Veux-tu de la purée" est plus compréhensible (quitte à devoir prendre le temps d’explorer d’autres hypothèses : "Veux-tu des pâtes", puis "veux-tu des haricots"...

Communiquez autour des choses du quotidien, sur les repas, la toilette, le chaud et le froid… Donnez des repères temporels simples et proches, aidez le patient à se repérer dans la journée :
"il est trois heures, c’est l’heure de la sieste. Tout à l’heure, je te réveillerai et nous sortirons un peu"...

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

==> Pour l'aider à s’exprimer

Choisissez le bon moment. Il y a des jours où le patient a envie de parler et d’autres, non. Ce n’est pas grave. Tenez compte de sa fatigue. Laissez lui le temps de chercher sa réponse, avant de commencer à l’aider.

Ne mettez pas le patient sous pression, ne le bousculez pas quand il parle.

Rectifiez les erreurs du patient sans insister. La personne à qui l’on demande quelle est la saison, et qui se trompe de saison a, en tout cas, compris le sens de la question, et s’est efforcée d’y répondre. Valorisez cet effort : (exemple)

Intervenant : en quelle saison sommes-nous ?
Patient (e) : c’est l’été (alors que c’est l’hiver)
Intervenant : tu as hâte d’être en été, mais regarde : les arbres n’ont pas encore de feuilles, il faut attendre, c’est encore l’hiver.

Eh non, c’est l’hiver voyons ! est la réponse à éviter.

De la même façon, rectifiez les erreurs de reconnaissance du patient, même celles qui vous concernent, sans vous formaliser et sans blesser le patient. S’il est difficile de supporter que
votre mère ne vous reconnaisse pas, il est tout aussi dramatique pour le patient de comprendre qu’il (elle) n’a pas reconnu sa propre fille. Exemple:

Patiente : Bonjour Madame
Intervenant : Bonjour Maman. Je vois que tu ne m’as pas reconnue parce que j’ai changé de chemisier, mais je vais t’embrasser pour que tu te souviennes. Je suis ta fille Marie.

Recourez à l’énonciation plutôt qu’aux questions. Si le patient a du mal à répondre, donnez la réponse tranquillement, et poursuivez.

Intervenant : Qui est sur cette photo ?
Patiente : C’est dehors qu’il faut aller, c’est la messe. (Incapacitéde répondre)
Intervenant (prenant la photo) : C’est ta sœur Janine, elle est avec son mari.
C’est une photo de leurs vacances, qu’ils m’ont demandé de t’amener…

Lorsque le patient cherche ses mots, il faut l’aider, lui proposer des mots, essayer de terminer
ses phrases. Lorsque vous y serez arrivé (e), le patient sera très soulagé.
Répétez alors la phrase en entier pour que le patient soit bien sûr qu’il a été compris.

Si vous voyez le patient devenir anxieux, prenez le temps de l’interroger sur ses besoins fondamentaux : "as-tu faim", "as-tu soif", "as-tu mal"; ou prenez les devants en montrant des objets : "voilà, un verre d’eau, bois en un peu".

Lorsque le patient répète sans cesse la même question, c’est en général une marque d’angoisse. Prenez le temps de répondre deux ou trois fois, puis détournez la question, ou renvoyez la gentiment. Si tout échoue, négligez simplement la question.

Patiente (pour la cinquantième fois) : quelle heure est-il ?
Intervenant : Ce n’est pas encore le soir, tu dois être fatigué mais je t’ai apporté une tisane.
Tu aimes toujours la passiflore ?
Patiente (pour la cinquante et unième fois) : quelle heure est-il ?
Intervenant : Je n’ai pas l’heure, regardons par la fenêtre, à ton avis, quelle heure est-il ?

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

La vie quotidienne

Prochaines rubriques

- Stimuler la mémoire
- Alimentation - Contre l'alimentation par gavage
- Encourager l'autonomie
- Hygiène du corps : réapprendre les gestes
- Le bienfait des massages

Copyright 2008-2010   -   Webmaster